Méthode GORDON – Résolution de conflit – Résolue au bout de deux semaines !

Bonjour !

Aujourd’hui, je vais parler d’une résolution de conflit qui s’est étalée sur deux semaines, c’est-à-dire le temps qu’il nous a fallu pour trouver durablement est efficacement une solution satisfaisante pour Timéo et pour moi-même.

Il saute pendant la tétée !

Le matin, pour habiller Tadéo, je le mettais sur mon lit. Je trouvais que c’était plus pratique, car ses affaires sont rangées dans ma chambre. Timéo montait sur le lit, s’allongeait, ou jouait à l’étage à ce qu’il voulait.

Et un matin, il s’est mis à sauter sur le lit pendant que j’habillais Tad. Je n’étais pas d’accord, car ainsi il secouait la tête de Tad, encore fragile…
J’ai commencé par émettre un « message-je » du style « Timéo, j’ai peur pour Tadéo quand je vois sa tête être secouée ».
Puis j’ai été plus clair, en lui expliquant, et en mettant son doudou sur le lit pour lui montrer comment ses doudous sont secoués… Mais je ne suis pas certaine qu’il ait comprit. Il comprend que le danger s’il tombe dans les escaliers par exemple, mais pas là…

Mais considérant que c’est dangereux, j’ai demandé à Timéo de ne pas sauter sur mon lit quand son frère y ait. Je lui ai proposé de sauter par terre, ou alors d’attendre que j’ai terminé et que je prenne son frère dans mes bras. Mais il ne m’a pas écouté.
Ou disons plutôt qu’il a refusé de modifier son comportement.

Dans ce genre de situation dangereuse, puisqu’il ne refuse de s’auto-discipliner, je suis obligée de me servir de mon pouvoir.

J’ai lui ordonné d’arrêter, et aussi de descendre, pour devoir finalement l’attraper et le poser par terre. Il a refait le tour du lit, est remonté, et a sauté de nouveau ! Je l’ai à nouveau attrapé, puis je l’ai posé à l’extérieur de ma chambre, et j’ai fermé la porte. Il pleurait, seul dans le couloir, pendant que je finissais d’habiller son frère…

Le lendemain, même scénario. Alors je le menace, et lui demande s’il veut descendre de mon lit, et il me signe oui de la tête et descend tout seul avec le sourire… pour remonter 15 secondes après, et recommencé à nouveau de sauter !
Donc, le punir en l’isolant seul dans le couloir n’est pas efficace. Alors je change de méthode, je le pose par terre dans ma chambre, mais cette fois, en lui interdisant de monter sur mon lit. Il « m’obéit », mais pleure et cri au pied du lit, puis remonte à nouveau sur le lit pour sauter !!

Enfin bref, le genre de situation très énervante, qui se répète, et qu’on connait tous à un moment ou un autre, et où on a envie de dire « sale gosse ».

De plus, ce conflit s’est propagé au RDC, quand je donnais la tétée à Tad le canapé, il montait pour sauter !

La semaine d’après, j’ai décidé d’habiller mon bébé ailleurs, où le « grand » ne pouvait pas sauter et m’énerver (à savoir sur la table à langer de sa chambre). Conflit réglé.

Mais pour donner la tétée à son frère au RDC, il n’y a que le canapé ! Il fallait donc que je trouve un moyen de résoudre ce conflit d’une autre façon, car là encore, même en l’attrapant brusquement pour le faire descendre du canapé, il recommençait à la prochaine tétée !

J’avoue que j’étais plus intriguée qu’irritée, car je me trouvais face à un vrai problème, et j’avais un défi à relever : résoudre ce conflit de façon durable, et « sans-perdant », à la « méthode GORDON ».

Je me suis demandé pourquoi Timéo refuse de modifier son comportement ?
Comme il regardait un peu son frère, j’ai pensé que peut-être il croyait que cela ne dérangeait pas son frère, contrairement à ce que je disais, et que donc il ne voulait pas modifier son comportement ?

A un moment, alors que je massais la tête de Tad pendant une tétée, ce dernier s’est mis à se plaindre ; alors j’ai arrêtée… Et Tim aussi, et il est descendu jouer plus loin !
Mais lors de la tétée suivante, Tim s’est à nouveau mis à sauter sur le canapé… pffff et moi à m’énerver… J’ai essayé de le faire descendre brusquement, de l’ignorer, de crier, menacer… rien n’a été efficace…

Et puis jeudi, je regardais Tad pendant qu’il tétait, et Tim est monté sur le canapé.
Mais il n’a pas sauté tout de suite… je sentais son regard coquin sur moi… il attendait !

Et là j’ai compris !

Bien sûr, dès que j’ai regardé Timéo, j’ai vu son regard, et ses jambes déjà fléchies, prêtes à sauter….
Et bien sûr, il a sauté…

Pour résoudre un conflit durablement, il est important de connaître les besoins réels de chacun, pour en tenir compte. Avec des enfants qui parlent, quand on pratique l’écoute active, c’est moins difficile.

Dans mon conflit quotidien avec mon bébé de 22 mois, j’ai compris que ce qu’il voulait, son besoin, était tout simplement : un peu d’attention !

Maintenant, quand vient l’heure de la tétée, je pose les imagiers cartonnés préférés de Timéo sur la petite table à côté du canapé, et au moment où il monte avec son regard coquin, je le lui demande tout de suite s’il veut lire !
La première fois il m’a regardé, tout étonné, 2 secondes, puis il a pris un livre, s’est assis tranquillement à côté de moi et a tourné les pages pendant que je désignais ce qu’il me montrait du doigt !

Et depuis trois jours, le conflit n’est pas réapparu. Il choisit de lui-même un livre, un jouet, ou une marionnette à chanson, et il vient à côté de moi.

Plus de pleurs, de cris, de frustration ou d’énervement.

Le moment de la tétée est redevenu un moment paisible.

Publié dans : Non classé | le 14 mai, 2011 |2 Commentaires »

Méthode GORDON – Résolution de conflits à la sortie du bain… Suite !

Bonjour !

J’ai raconté l’épisode du bain d’hier à une amie.

Voici sa question :  » Et si papa n’avait pas été là ? »

Je me retrouve tous les jours à monter et descendre les escaliers avec mes deux bébés.
Quand Timéo ne veut pas monter (ou descendre), le dialogue est à peu près le même.
Je demande à Timéo comment on fait, et j’attends un instant avant de lui proposer une solution.
La plupart du temps, je lui propose de m’attendre pendant que je m’occupe de son frère, et ensuite je refais l’aller-retour dans l’escalier avec Timéo dans mes bras, pendant que Tadéo nous attend.

Pour appliquer la méthode GORDON pour la résolution de conflits avec les tout-petits, il faut leur proposer des solutions, beaucoup plus nombreuses qu’avec des enfants plus âgés. Mais il faut toujours leur laisser la possibilité de trouver leur propre solution, notamment en attendant un peu avant de faire une proposition, et aussi en leur disant systématiquement un message du genre « ou autre chose, comme tu veux », à la fin de notre proposition.

La méthode GORDON implique que nous soyons sincère envers nos enfants.
Ainsi, tout à l’heure au moment de monter à l’étage pour coucher les enfants à la sieste, Timéo voulait que je le porte.
Mais je n’avais pas envie. Je lui ai dit « Non, je ne te porte pas à bras, j’ai déjà Tad ». Il a fait de grands signes que j’ai essayé d’interpréter « tu veux que je monte d’abord avec Tad, que je le pose, et qu’ensuite je vienne te cherche ? » Il m’a répondu oui de la tête. Mais je ne voulais pas « Non, je suis fatiguée, je ne veux pas faire deux fois l’aller-retour ». J’ai attendu quelques secondes, puis il a commencé à monter l’escalier tout seul. Je lui ai proposé de porter ses doudous, et il me les a tendu, et a monté le reste des escaliers.

Publié dans : Non classé | le 12 mai, 2011 |Pas de Commentaires »

Méthode GORDON – Résolution de conflits à la sortie du bain…

Bonjour !

Voici ce qui s’est passé aujourd’hui :

Je venais de donner le bain aux deux garçons en même temps.
J’ai sorti d’abord Tadéo (4 mois), et ensuite Timéo (22 mois).
Quand Timéo fut habillé, je lui ai dit que j’allais le poser à terre, mais il n’était pas d’accord, il voulait rester dans mes bras.

Moi : Je vais te poser mon chéri

Tim : Il gémit et me serre fort.

Moi : Tu veux rester dans mes bras. Mais il faut descendre au RDC, c’est l’heure de manger. Et je dois porter Tad, il ne sait pas encore marcher… Et je suis trop fatiguée pour vous porter tous les deux en même dans l’escalier. Tu veux bien que je te pose ?

Tim me fait non de la tête.

Moi : tu es trop fatigué pour descendre les escaliers ?

Tim me signe Oui de la tête

Moi : comment fait-on alors ?

Et là, Tim se met à appeler « papa, papa ! »

Moi : tu veux que papa monte te chercher, pour qu’il puisse te porter ?

Il signe « oui » !

Je le pose. Il court vers l’escalier et s’arrête devant la barrière, et appelle « papa ! papa ! »

Mon mari a répondu à son appel, il est monté pour le prendre dans ses bras, pour descendre l’escalier.
Et moi, je suis descendu derrière avec mon bébé dans mes bras…

Timéo a trouvé tout seul une solution à ce problème !
Une vrai solution « gagnant-gagnant » , où les besoins de chacun ont été respectés.

J’ajoute que je n’aurai pas pensé, moi, à appeler son père pour ça !

Bravo Timéo :)

Publié dans : Non classé | le 11 mai, 2011 |2 Commentaires »

Pourquoi la méthode GORDON ?

Bonjour !
Je suis la mère de deux enfants, Timéo 22 mois, et Tadéo 4 mois. Avant d’être maman, j’étais “nounou” aux domiciles des parents.
Etudiante, j’ai fait beaucoup de baby-sitting, et j’ai constaté que le comportement d’un même enfant était différent, parfois comme le jour et la nuit, en fonction de l’adulte qui s’occupait de lui (père, mère, grands-parents…).
D’année en année, en discutant avec des parents, je me suis rendue compte que les façons d’élever un enfant étaient nombreuses et variées… bien plus que je ne l’aurai pensé, et parfois très différente de l’éducation que j’avais reçue moi-même.
Une évidence m’est apparue alors : être parent est difficile, et “l’instinct maternel” (quand la mère l’a…) n’est d’aucun secours quand l’enfant est en crise, et qu’on perd notre sang froid…
Je suis ensuite devenue “nounou” (je n’aime pas ce terme péjoratif !) chez les parents, par choix, par conviction à la suite d’un stage effectué en maternelle pour le BAFA petite enfance… j’ai vu des enfants si petits et si fragiles maltraités, tout ça parce qu’ils ne reculaient pas en arrière assez vite pour le spectacle de fin d’année, ou insultés quand ils demandaient un peu d’attention, et même être de véritable souffre-douleur et toujours accusé sans preuve, et parfois à tort…
J’ai donc pensé qu’il y avait un travail à faire avec les enfants avant leur entrée en maternelle, et leur éviter d’avoir des “lacunes”, déjà à cet âge !!
J’ai aussi fait une intégration en crèche d’un bout‘chou que je gardais, à la place de la mère qui ne pouvait se libérer…Les conditions actuelles ne permettent pas d’éveiller correctement les bébés, le personnel, trop peu nombreux, ne peux tout voir, et c’est du coup malheureusement souvent la loi du plus fort…
Voilà pourquoi je suis devenue “garde d’enfant à domicile”. J’ai beaucoup appris, et je me suis épanouie. J’ai presque toujours travaillé pour des parents très respectueux envers moi, et aussi envers leurs enfants.

Pour moi une règle d’or : m’adapter à l’enfant.
Car si le comportement de l’enfant est différent en fonction de l’adulte, c’est parce que les adultes se comportent différemment. Donc, en changeant mon propre comportement, je peux changer le comportement des enfants. D’ailleurs, si je ne suis pas capable de modifier mon comportement, et de garder mon sang froid, comment l’exiger de part des enfants, même des bébés ?
Et au bout de 10 ans d’expérience, j’ai une méthode à moi qui fonctionne, les enfants sont épanouis, en tout cas c’est ce que je pense car ils pleurent très peu, sourient beaucoup, ont l’air d’être plein de vie… et je le suis aussi, car les enfants me respectent, et aussi m’obéissent les fois où je donne un ordre… Très peu en réalité, mais systématiquement dès que leur sécurité est en jeu. C’est ainsi que je peux m’occuper d’éveiller 4 enfants sans problème, dans la joie, et les emmener partout en toute sécurité (bibliothèque, parcs, activités…)

Et puis vient mon tour d’être maman !
En ce qui concerne les bébés, je n’avais que deux inconnus : l’allaitement, et le sommeil la nuit…
Et bien j’ai galéré ! Mais j’ai pu prendre un peu de recul, une nuit où je pleurais de fatigue, quand mon ainé avait 5 mois passé… Je me suis demandé ce que je conseillerai à une maman pour laquelle je travaillerai, et je me suis mise à lire des livres, car je sais bien que ce n’est pas au cours d’une conversation entre amie, ou sur un forum que j’aurai trouvé mes réponses… J’ai lu, entres autres, l’excellent livre sur le sommeil du Dr Marie Thirion (également une référente en matière d’allaitement) et en deux semaines, mon fils faisait ses nuits de 10H d’un coup… en plus allait se coucher avec le sourire !!!

J’ai eu un peu peur… car si les bébés n’ont plus de secret, ce n’est pas le cas des enfants qui entrent en primaire ! Et mes enfants allaient grandir ! Et vite !

Je me suis donc replongé dans les livres, en me disant que si je trouve un auteur avec lequel je suis d’accord sur ce qu’il écrit, je peux a priori, lui faire confiance sur ce qu’il écrit sur les plus grands…
J’ai commencé par un grand classique, que j’avais lu il y a dix ans, “tout se joue avant 6 ans”… et je suis toujours d’accord avec le livre, sauf en ce qui concerne quelques pages du livre, notamment sur les fessées…
Puis j’ai lu d’autres livres, notamment “Parler pour que les enfants écoutent, et écouter pour les enfants parlent” qui est très bien, mais qui ne fournit que partiellement, à mon sens, une méthode.

Et puis je suis tombée sur un livre GENIAL : “Parents Efficaces”, du Dr Thomas GORDON. Il m’a fallu un peu de temps pour le lire, car il y a beaucoup d’idée reçue remise en question, avec un questionnement sur la relation que l’on veut avec nos enfants…
(Plus de renseignement sur la méthode sans perdant, ou gagnant-gagnant : http://www.ateliergordon.com/)
J’ai ensuite lu d’un coup “Parents efficaces au quotidien”, où il y a des exemples concrets de l’application de la méthode sur les tout-petits et les bébés qui ne parlent pas… en en lisant, je me suis dit “c’est exactement ce que je fais !”
Je n’étais pas toujours capable d’expliquer pourquoi cette méthode, cette façon de traiter les enfants, était la meilleure, ni du coup l’appliquer à toutes les situations de la vie courante… mais grâce à ce livre, je peux !

Le Dr Gordon nous enseigne à avoir une relation avec nos enfants non pas de parent à enfant, mais plutôt de personne à personne…
Personnellement, je disais simplement qu’il ne faut pas parler aux enfants d’une façon que l’on ne pourrait parler à ses propres parents, ou à la personne qui partage notre vie…

Voilà pourquoi j’ai décidé d’élever mes enfants selon La Méthode Gordon.

J’ai le projet de suivre les ateliers niveau I, niveau II, et niveau III afin de former également d’autres parents et de partager cette formidable méthode…

J’ai décidé de créer ce blog pour partager mon quotidien avec mes enfants… mes joies, mes peines, mes réussites et mes difficultés…
J’espère que je pourrais aller à la conférence sur Paris le 6 juin prochain…

Publié dans : Non classé | le 10 mai, 2011 |Pas de Commentaires »
123

iletaitunefoisunepetiteberl... |
مسلم... |
Sepacher Gwada |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | carinejeremy
| L'adoption, le parcours de ...
| bebemalice