Archive pour la catégorie 'gagnant-gagnant'

Méthode GORDON – L’écoute active – Il s’est fait mal !

Bonjour,

Hier soir, j’étais en train de donner la tétée à mon bébé, quand mon ainé m’a appelée tout doucement.

Je précise que depuis 2 semaines, Timéo fait des efforts pour attirer mon attention en m’appelant « maman » avec une belle voix, plutôt qu’en gémissant avec une voix aigüe…
J’ai utilisé un message-je pour lui faire comprendre que ça m’est plus agréable, alors que quand il chouine, ça m’énerve !

Bref, je l’entends m’appeler.
Je lui réponds « oui mon chéri ? » en essayant de le voir, mais il était en partie caché derrière un meuble.
Je voyais seulement qu’il était sur sa grande peluche chien, en train de le chevaucher, et je pensais qu’il s’amusait à sauter dessus.
Mais il a continué à m’appeler tranquillement, mais en insistant : « ma-man… ma-man… »
J’essaie de le regarder à nouveau, et je le vois en train de tomber ! J’appelle mon mari (en train de cuisiner dans notre cuisine US, donc juste à coté), mais trop tard, Timéo est tombé en arrière, et sa tête a cogné le carrelage ! On a entendu un grand « bam » !

Il pleure tout de suite, et quand son père veut le prendre dans ses bras et le consoler, il crie plus fort, et hurle « maman ».
Mon époux lui propose des granulés d’arnica (ça marche bien en général…) mais notre fils les refuse, et me regarde, contrarié que je ne vienne pas le consoler, repoussant son père, et pleurant encore plus fort…

Il m’a semblé qu’il avait vraiment besoin de moi, alors je suis intervenue.
Non pas que j’ai « cédé » à une crise de larme, mais j’ai pensé que son besoin, sur le moment, était très fort, et donc prioritaire.

J’ai passé Tadéo à son père, qui l’a rassuré en lui disant qu’il allait pouvoir encore téter après, et qui portait notre bébé de façon à ce qu’il pouvait nous observer. Tadéo a patienté.

De mon coté, j’ai pris mon grand dans mes bras, et j’ai pratiqué l’écoute active.
« Oh, tu es tombé du doudou chien. Tu as eu peur, tu es tombé et tu t’es fait mal. Tu as vu que tu allais tomber, et tu m’as appelée pour que je vienne t’aider, mais je ne suis pas venue, et tu es tombé ! Ta tête a touché le carrelage et tu as mal. »
Il s’arrête de pleurer pour confirmer ; il montre la peluche, bredouille aie aie en touchant sa tête, dit « maman » et « aie » en gémissant !
Je lui propose alors de l’arnica, qu’il veut bien prendre…
Encore un câlin d’une petite minute pendant laquelle il ne pleure pas.
Je lui demande si ça va mieux ; il signe « oui » de la tête.
Je lui explique : « Tadéo a encore faim, il était en train de manger, tu veux bien retourner jouer ou faire un câlin à papa pour que je puisse donner la tétée à Tad ? Papa ne peut pas, il n’a pas de lait ! »
Il me répond en imitant le bruit de l’aspiration quand on boit, et montre son frère, signe oui, et me pousse pour descendre.

Je reprends mon cadet pour la tétée.

Fin de la crise, qui aura durée 3 minutes, pas plus !

Quelques minutes plus tard, mon fils jouait tranquillement, mon mari continuait de cuisiner, et Tadéo tétait en s’endormant !
Le moment m’a paru propice pour les conseils.

Les conseils font partie des 12 obstacles à la communication si on les prodigue au moment où l’enfant a un problème.
Mais quand on se situe dans un moment sans problème, ni pour le parent, ni pour l’enfant, les conseils ne bloquent pas la communication.

J’ai conseillé à mon fils de m’appeler plus fort, plus vite, et de dire « aie aie aie » quand il a besoin d’aide, pour que je sache que c’est urgent ! Et que je l’aide !
Il a cogité un moment… et a montré plusieurs fois la grosse peluche, en essayant de répéter « maman » plus fort et en gémissant « aie aie » !
Ce matin, au petit déjeuner, il a de nouveau montré la peluche et a répéter plus fort « maman, aie aie aie ! »
Je pense qu’il a compris…

Méthode GORDON – Améliorer la communication avec les tout-petits

Bonjour,

L’un des grands objectif de la méthode GORDON, c’est d’améliorer la communication.

Comment améliorer la communication des bébés qui ne parlent pas encore ?

Les bébés apprennent d’abord la motricité globale, puis fine, et ensuite le langage.
Avant d’arriver à parler, ils savent utiliser leurs mains.

Tout le monde utilise des gestes simples avec un bébé :

- non : vous secouez la tête de droite à gauche
- bravo : vous tapez dans vos mains.
- au revoir : vous agitez la main en l’air

Et si vous appreniez d’autres gestes simples ?
Le bébé pourrait alors vous dire « encore » quand vous lui donnez à manger, et même « fini », « plus faim », « boire », « j’ai soif », « j’ai faim », « j’ai peur », « je suis content », etc…

Il existe une méthode très simple :

Signe Avec Moi

Vous apprenez « bravo » à votre bébé quand vous tapez dans les mains, de la même façon, vous signerez un mot clé de la LSF, Langue des Signes Française.

Il existe des associations un peu partout en France qui propose des ateliers.

Cette technique améliore la communication avec les tout-petits.
Elle offre aussi d’autres avantages :
– il est plus facile de comprendre le bébé quand il signe, énervé, plutôt que quand il gémit…
– avec plusieurs enfants, inutile de crier par dessus les cris pour faire comprendre au bébé qu’on va préparer son biberon : un geste, il sourit, et on part tranquillement dans la cuisine pendant qu’il patiente.
– c’est plus facile de se comprendre dans les lieux silencieux (bibliothèque…) ou à distance.

Livre Signe Avec Moi

Présentation du concept par sa créatrice, Nathanaëlle Bouhier-Charles

Votre enfant a des choses à vous dire… bien avant de pouvoir parler !

Les enfants maîtrisent bien plus tôt et plus rapidement les muscles de leurs bras et de leurs mains que ceux de leur bouche.Ils sont capables de communiquer par gestes bien avant de pouvoir le faire oralement. L’utilisation de la langue des signes permet aux enfants “préverbaux” de disposer rapidement d’un large vocabulaire pour s’exprimer et être mieux compris de leur entourage en attendant que la parole se mette en place.

Ainsi, des mois, voire des années avant d’être en mesure de parler, les enfants peuvent signifier aux autres leurs émotions et sensations (j’ai faim / soif / chaud / froid / mal / j’aime pas…). Ils peuvent demander ce dont ils ont besoin (changer la couche / dormir / téter / un câlin / aide-moi…). Ils peuvent préciser ce qui leur fait envie (je veux encore un bout de pomme / une autre tartine de chocolat / je veux jouer au train / lis-moi le livre des animaux…). Ils peuvent commenter leurs activités, et interagir avec le monde qui les entoure (attends… ça y est, j’ai fini ! / c’est mon/ton tour /regarde l’avion dans le ciel / j’entends un oiseau qui chante …)

Une fenêtre s’ouvre sur l’univers de l’enfant, la communication s’améliore, la fréquence et l’intensité des frustrations diminuent d’un côté comme de l’autre. Les relations sont plus paisibles, les échanges et le respect plus profonds, les liens se tissent plus forts…

source

Méthode GORDON – « Message-je » fort (!) de confrontation

Bonjour !

Hier midi, j’étais à table avec Timéo, et Tadéo dormait dans son lit.
Nous mangions tranquillement quand il s’est mis à taper sur la table avec sa fourchette, encore et encore.
Il faisait beaucoup de bruit, et ça m’énervait.
Je lui ai demandé gentiment d’arrêter…

Les habitudes sont tenaces ; même si je lui ai demandé gentiment, je lui ai donné un ordre.
Son regard coquin et son mode « fight » sont apparus d’un coup : il s’est mis à taper de plus en plus en fort, et ma réaction l’éclatait visiblement !

J’ai essayé de ne plus rien dire, selon le précepte « pas de spectateur, pas de spectacle ». Peine perdue, il voyait bien que ça me gênait, grâce au langage non verbal !

Alors je me suis remémorée la méthode GORDON, et je lui ai dit, aussi calmement que possible : « Quand tu tapes, ça fait du bruit, et j’ai peur que tu réveilles ton frère ».

Il continuait de taper… et moi, je sentais « la moutarde monter » comme on dit…

J’ai réfléchie. Je me suis souvenue que dans un des livres, le Dr GORDON explique que parfois les « messages-je » doivent refléter l’intensité de nos émotions, que s’ils sont trop faibles, ça ne marche pas. Ce qui voudrait dire que mon message-je n’était pas assez fort…

Timéo continuait de taper… (en plus, il ne mangeait plus du tout, il s’amusait trop !)

Alors je me suis énervée : je me suis levée vite, ma chaise est tombée par terre ! J’ai enlevé son bavoir et j’ai posé mon fils par terre.
Puis je lui ai dit, en criant sans doute, à quel point le bruit m’énervait quand on mangeait, que ça m’énervait tellement que j’avais envie de taper moi aussi.
J’ai donné deux gros coups de pieds dans le fauteuil le plus proche ! J’avais besoin de me défouler !
Il pleurait… j’ai dû lui faire peur ! Mais ça n’a duré qu’une minute ou deux…

Je l’ai remis sur sa chaise, avec son bavoir.
Il s’est arrêté net de pleurer, et il a attrapé sa fourchette et a mangé à nouveau.
Au bout de quelques coup de fourchettes, il m’a regardé, a posé sa fourchette, et a tapé le bord de la table avec sa paume de main : il ne faisait presque pas de bruit !
Je l’ai remercié, et il m’a fait un grand sourire chaleureux.

Le reste du repas s’est bien passé, et il n’a pas retapé avec sa fourchette, ni à midi, ni aux autres repas. Ouf, j’avais un peur qu’il recommence hier soir, ou ce midi, mais non.

Conflit résolu !

Méthode GORDON – Résolution de conflit – Résolu au bout de deux semaines – Suite !

Bonjour,

A chaque fois que je posais Tadéo sur mon lit, notamment pour l’habiller, Timéo se précipitait pour grimper dessus et pour sauter ; cela me gênait car ainsi il secouait la tête de son frère, situation dangereuse pour un bébé de 4 mois.
J’avais résolu le conflit en changeant l’environnement, c’est à dire que j’allais habiller Tadéo ailleurs.
L’autre partie du conflit était au RDC, quand il sautait sur le canapé lorsque je nourrissais au sein son frère.
J’ai résolu ce conflit en comprenant que le vrai besoin de mon ainé n’était pas de sauter (car il pouvait sauter par terre, ou attendre…) mais qu’il réclamait de l’attention. Et depuis, pendant la tétée, il vient avec un livre, ou un jouet… ou même pas du tout !

Aujourd’hui, j’ai décidé de poser à nouveau Tadéo sur mon lit.
Pour ouvrir les volets de ma chambre, j’ai posé Tadéo.
Mon « grand » était là aussi.
Il est monté sur mon lit, a marché jusqu’à la tête de son frère, lui a caressé et embrassé et a dit en me pointant sa tête de l’index « tadatata aie ! »
Je lui ai répondu « oui, la tête de ton frère est encore fragile, il ne faut pas la secouer »
Il m’a dit « hum » en signant oui de la tête, et a marché jusqu’à mon oreiller pour s’y jeter doucement !

J’ai ensuite porter Tad, et j’ai annoncé à Tim qu’il pouvait sauter. Il s’en est donné à cœur joie !
Plus tard, j’ai reposé mon bébé sur le ventre, et son frère a marché tout autour de lui, sans sauter !

La méthode est donc efficace, et durable.

Testée et approuvée :)

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