Méthode GORDON – en résumé

Bonjour !

Aujourd’hui, je vais répondre à une question qu’on m’a posée :

« C’est quoi, exactement, la méthode GORDON ? »

C’est une approche différente pour élever nos enfants.
En général, il n’y a que deux méthodes connues.

Prenons un exemple simple : un tout petit, qui ne parle pas encore, tape avec un jouet sur un bibelot.

Soit vous lui interdisez de faire, et il crie, n’est pas content, etc.
C’est la méthode « autoritaire ».
Vous gagnez, l’enfant perd.

Soit vous le laissez faire, et ça vous énerve, d’autant plus s’il le casse (!), etc.
C’est la méthode « permissive ».
Vous perdez, l’enfant gagne.

Ce sont deux méthodes « gagnant-perdant », parce que, soit ce sont vos besoins qui ne sont pas satisfaits, soit ce sont ceux de l’enfant.

La méthode GORDON est une nouvelle approche, où les besoins des parents, ET les besoins des enfants sont respectés.
Une méthode « gagnant-gagnant » ou « sans-perdant ».

Reprenons notre exemple : « Il tape avec un jouet sur un bibelot. »
Appliquons la méthode GORDON.

A qui appartient le problème ? Pas à l’enfant, car son comportement ne le dérange pas.
Le problème vous appartient, car c’est vous que ça dérange.

Dans ce cas, il faut utiliser un outil efficace, le « message-je », composé des trois éléments indispensables (notre ressenti, le comportement inacceptable, et l’effet concret du comportement inacceptable) :

« Mon bébé, quand tu tapes avec ce jouet, j’ai peur que tu casses mon bibelot ».

Plusieurs possibilités :
1 : l’enfant modifie son comportement, et joue à autre chose.
2 : l’enfant modifie son comportement, mais tape sur un autre objet, et vous trouvez toujours son comportement inacceptable
3 : il continue de taper, tout simplement !

Dans le premier cas, le comportement de l’enfant devient acceptable pour vous, et il n’y a plus de problème.

Dans les deux autres cas, il est important de comprendre et de définir quel est le besoin de l’enfant, de façon à trouver une solution satisfaisante pour vous et pour votre enfant, où vos besoins respectifs seront respectés.
Il faut aussi garder en tête que l’enfant ne fait pas quelque chose contre vous, mais plutôt qu’il satisfait un de ses besoins. Il n’agit pas contre vous, il agit pour lui.

Pour déterminer le besoin de l’enfant, on utilise un outil qui s’appelle « l’écoute active ».
Pour trouver la solution, on utilise la « résolution de conflits ».

Dans notre exemple, le besoin de l’enfant est de taper, tout simplement…

Noter que dans le cas 2, votre bébé est passé tout seul à la résolution de conflits.
En tapant sur un autre objet, il vous demande à sa façon « Et là, est-ce ça te dérange ? »

Dans le cas 3, c’est à vous de proposer spontanément à votre bout-chou un endroit où taper.

Il y a autant de solutions possibles que de familles. Dans l’une, vous pouvez acheter des jouets prévus pour cet usage, dans une autre, proposez de taper sur un punching-ball (très utile pour nous aussi, quand on a envie de taper)…

Voilà, en gros, la méthode GORDON est une approche « gagnant-gagnant », qui vous donne trois outils : les messages-je, l’écoute active, et la résolution de conflits.

Ce n’est qu’un bref résumé, et si cette approche vous intéresse, je vous invite à lire les livres du Dr Thomas GORDON, et à suivre une formation pour l’apprendre (voir le lien)

Publié dans : Non classé |le 17 mai, 2011 |2 Commentaires »

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2 Commentaires Commenter.

  1. le 25 mai, 2011 à 14:43 - Elodie - écrit:

    Bonjour,

    Je ne sais pas si tu connais Rosenberg, c’est le pilier de la CNV.
    Gordon est super, il manque juste une petite chose dans ses messages-je, que fait très bien passer Rosenberg, c’est d’ajouter ce qu’on voudrait.

    Dans ton exemple, ça donnerait: “Mon bébé, quand tu tapes avec ce jouet, j’ai peur que tu casses mon bibelot. J’aimerais que tu arrêtes s’il te plaît”.

    Et oui, une demande franche et directe est bien mieux entendue qu’un sous-entendu ;) que ce soit par les tout-petits comme par les adultes!

  2. le 28 mai, 2011 à 13:54 TimTad écrit:

    Bonjour,

    Je n’ai pas encore lu Rosenberg, mais « Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) » est dans ma liste de prochains livres à lire.
    Je recherche justement des ouvrages consacrés spécialement au message-je et l’écoute active.

    Pour la forme du message-je, pour les tout-petits, il me semble en effet beaucoup plus efficace d’ajouter précisément ce que l’on voudrait.
    Mais, je pense plutôt qu’il faudrait faire plusieurs propositions, de façon à ce que notre message-je ne ressemble pas à une façon déguisée de contrôler, d’ordonner…

    Dans mon exemple, je dirais plutôt « Mon bébé, quand tu tapes avec ce jouet, j’ai peur que tu casses mon bibelot. J’aimerais que tu arrêtes s’il te plaît. Mais tu peux taper ailleurs, là ou là par exemple. »

    Proposer plusieurs propositions me parait indispensable, dans le sens où l’enfant choisi de modifier son comportement de la façon qu’il veut, en suivant notre recommandation, ou en inventant sa propre solution.

    Je ne veux pas simplement lui dire « arrête de taper » à la fin du message-je, je veux lui proposer d’autres endroits où taper, pour qu’il comprenne que je respecte son besoin de taper.

    Très bonne remarque.
    Merci.
    Je ferai un post spécial sur cette question quand j’aurai lu un autre livre spécial sur les message-je :)

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